Un élevage de poules pondeuses sain et productif nécessite une alimentation équilibrée, un accès illimité à l’eau et des horaires de nourrissage réguliers. Vous trouverez ci-dessous des recommandations claires sur la composition des mangeoires, l’apport en calcium nécessaire à la solidité des coquilles et les erreurs à éviter pour maintenir une bonne production d’œufs.
Éléments importants de l’alimentation des poules pondeuses
Aliment complet pour poules pondeuses : Choisissez un aliment spécialement formulé pour les poules pondeuses (aliment pour pondeuses) contenant environ 16 à 18 % de protéines et la quantité appropriée d’acides aminés essentiels. Cet aliment stabilisera la production et maintiendra le poids corporel.
Calcium selon les besoins : Pour les poules à coquille dure, ajoutez des crustacés broyés ou du carbonate de calcium. Les poules régulent leur consommation ; les besoins sont les plus élevés le soir, au moment de la formation des coquilles.
Gravier insoluble : Un gravier spécial (sable) facilite la décomposition des céréales dans la mangeoire. Sans gravier, la digestion est ralentie et l’indice de conversion alimentaire est réduit.
Eau propre disponible 24 h/24 et 7 j/7 : La productivité chute rapidement si les abreuvoirs ne sont pas remplis. Fournissez de l’eau fraîche en été et, en hiver, veillez à ce qu’elle ne gèle pas. Changez l’eau quotidiennement.
Légumes et fibres : la luzerne, le trèfle, le chou frisé, la citrouille et l’herbe fraîchement coupée (sans moisissure) apportent vitamines et pigments. Une portion de légumes donnera aux poules une couleur plus vive et favorisera la flore intestinale.
Protéines de légumineuses : pendant les mues ou par temps froid, complétez modérément leur alimentation avec des larves d’insectes, de la farine de vers de terre et des graines oléagineuses (par exemple, des graines de tournesol décortiquées). Évitez le surdosage : un excès de matières grasses diminue l’appétit pour les aliments de qualité.
Céréales complètes, avec modération : le maïs, le blé et l’orge peuvent également être donnés le soir comme un petit « dessert énergétique ». Les céréales complètes, et non les céréales du commerce, restent la base de leur alimentation.
Compléments utiles : vitamines, minéraux et probiotiques peuvent être administrés régulièrement, notamment après un traitement ou lors des changements de saison.
Erreurs courantes et astuces pour une ponte plus abondante
Ne jetez pas tout votre aliment à la poubelle ! Évitez les aliments salés, frits, rances ou moisis. Certains aliments peuvent même être toxiques : l’avocat (avec la peau et le noyau), le chocolat/café, les haricots crus, les pommes de terre vertes et une consommation excessive d’oignons et d’ail.
Fournissez un éclairage suffisant en hiver : de nombreux élevages ont besoin de 14 à 16 heures de lumière par jour pour une ponte régulière. Utilisez une source de lumière froide et un programme d’éclairage constant, sans variations brusques.
Instaurez une routine : des heures de nourrissage régulières, un abri sec et bien ventilé, et un espace pour picorer. Le stress (poulaillers surpeuplés, prédateurs, changements fréquents) réduit l’appétit et donc la productivité.
La dose doit être adaptée à l’âge. Les poules en croissance/élevées doivent passer à la ponte à la maturité sexuelle, vers 18 à 20 semaines pour les pondeuses. Le calcium ne doit leur être administré séparément qu’à partir du moment où elles commencent à pondre.
Alimentation approximative : une poule adulte consomme environ 110 à 120 g d’aliment complet par jour, en plus de l’eau, du gravier et du calcium. Le surpoids réduit les performances. Pesez régulièrement plusieurs poules pour avoir un point de référence.
Pour une journée réussie au poulailler : donnez-leur un aliment complet le matin, des légumes frais à midi et une poignée de céréales complètes le soir. Ayez toujours une boîte de moules concassées à disposition et n’oubliez pas de remplir les abreuvoirs ; c’est un petit détail qui fait toute la différence dans la quantité d’œufs pondus.
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